Nafissatou Diallo et son avocat multiplient les interventions publiques

La femme de chambre qui accuse Dominique Strauss-Kahn de crimes sexuels fera une déclaration publique jeudi 28 juillet à New York pour remercier ceux qui la soutiennent depuis le début de l’affaire, a annoncé mercredi une organisation communautaire africaine de New York, United African Congress. Son intervention est prévue dans le cadre d’une conférence de presse qui réunira à midi (18 heures, heure française) des dirigeants de cette organisation et son avocat, Me Kenneth Thompson, mais Nafissatou Diallo ne répondra pas aux questions des journalistes.

Lors d’un entretien de huit heures avec le procureur de l’Etat de New York, Cyrus Vance Jr, Nafissatou Diallo a été longuement interrogée sur une conversation téléphonique qu’elle a eue avec un détenu, au lendemain des faits présumés. Il s’agit d’un des éléments-clés qui a jeté une ombre sur les motivations réelles de la femme de chambre guinéenne qui affirme avoir été violée le 14 mai dans une suite de l’hôtel Sofitel de New York. Début juillet, le New York Times avait révélé que Mme Diallo avait eu, au lendemain des faits, une conversation téléphonique avec un ami emprisonné en Arizona pour une affaire de drogue. Nafissatou Diallo lui aurait affirmé, en parlant de DSK : “Ce type a beaucoup d’argent, je sais ce que je fais”.

“LA VICTIME N’A JAMAIS PRONONCÉ CES MOTS”

Selon Me Kenneth Thompson, cette conversation prouve qu’elle n’est pas à la recherche d’argent dans cette affaire. “Certaines choses ont été mélangées dans cette citation qui a été donnée au New York Times, a déclaré Kenneth Thompson. Nous avons écouté cet enregistrement et il montre que la victime n’a jamais prononcé ces mots.”

D’après le New York Times, les enquêteurs ont mis plusieurs semaines avant de réussir à traduire cette échange téléphonique en peul, langue de l’ethnie d’origine de Mme Diallo. D’autres médias avaient d’ailleurs indiqué que la traduction de ces propos, difficile, n’était pas limpide et soulevait des questions. Selon son avocat, Nafissatou Diallo déclare à son interlocuteur “quelqu’un a essayé de me violer et c’est quelqu’un qui a du pouvoir, un homme important”.

Dans une interview donnée à la télévision américaine ABC et diffusée lundi et mardi, Nafissatou Diallo a assuré qu’elle n’avait jamais prononcé les mots qui lui sont prêtés par le New York Times.
La femme de chambre dit avoir déclaré “Je sais ce que je fais” au moment où elle évoquait, au téléphone, le fait de recourir à un avocat. Le bureau du procureur a expliqué de son côté dans un communiqué que “l’enquête était toujours en cours”. “Nous n’avons aucun commentaire à faire sur des preuves ou sur de quelconques rencontres entre les procureurs, des témoins, des avocats de la défense ou des avocats au civil”, a précisé le bureau.

Le Monde

http://www.lemonde.fr/dsk/article/2011/07/28/nafissatou-diallo-et-son-avocat-multiplient-les-interventions-publiques_1553538_1522571.html#ens_id=1522342

About Marc Leprêtre

Marc Leprêtre is researcher in sociolinguistics, history and political science. Born in Etterbeek (Belgium), he lives in Barcelona (Spain) since 1982. He holds a PhD in History and a BA in Sociolinguistics. He is currently head of studies and prospective at the Centre for Contemporary Affairs (Government of Catalonia). Devoted Springsteen and Barça fan…
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