Barcelone sur le toit du monde

La défense à cinq instaurée par Muricy Ramalho n’y a rien fait. S’il existe effectivement «une solution pour court-circuiter le jeu de Messi», comme il s’en était vanté avant le match, l’entraîneur de Santos va devoir continuer à plancher. Alors que l’on s’attendait à une opposition plus coriace que celle proposée par Estudiantes La Plata, il y a deux ans (1-2), son équipe s’est montrée totalement impuissante devant le Barça, sa circulation de balle exceptionnelle, et son lutin argentin pour qui tout semble décidément trop facile. Présentée comme l’attraction de cette finale du Mondial des clubs, le duel entre Messi et Neymar a tourné court. Dans tous les bons coups, La Pulga s’est offert un doublé. Le Brésilien, lui, n’a pas existé.

Santos et Neymar n’auront fait illusion que dix-sept minutes, treize si l’on prend en compte le premier avertissement signé… Messi. Déjà tout proche du 1-0 après un petit numéro dans la défense brésilienne, l’Argentin a profité d’une inspiration de Xavi (enchaînement contrôle aile de pigeon-passe dans la profondeur) pour ouvrir le score d’un subtil ballon piqué. Dans la foulée, Xavi (24e), puis Fabregas juste avant la pause (44e) ont donné un peu plus d’ampleur au récital catalan, avant que Messi, encore lui, ne scelle le score en fin de rencontre (82e). Avec un peu plus de réussite à l’image des deux montants touchés par Fabregas (29e) et Daniel Alves (80e), la correction aurait pu être totale pour Santos.

Un trophée de plus que le Real…

Comme en 2009, voilà donc Barcelone sur le toit du monde. Jamais depuis la nouvelle formule de l’épreuve, une équipe ne s’était imposée sur un score aussi large en finale. Avec seize tirs au but, une possession de balle autour des 71% sur l’ensemble du match, les joueurs de Pep Guardiola sont restés dans leurs standards, ceux d’une équipe hors du commun que rien ne semble pouvoir contrarier. Rien mis à part peut-être le Real, battu dans le Clasico (1-3), mais de nouveau leader de la Liga depuis son écrasante victoire contre Séville (6-2), samedi soir. Entre les deux, la lutte s’annonce acharnée lors de la deuxième partie de saison. Mais en attendant de revenir aux affaires domestiques, le Barça va savourer ce 74e trophée. Un de plus que le Real…

Emery Taisme, L’Equipe

http://www.lequipe.fr/Football/breves2011/20111218_133455_barcelone-intouchable.html

About Marc Leprêtre

Marc Leprêtre is researcher in sociolinguistics, history and political science. Born in Etterbeek (Belgium), he lives in Barcelona (Spain) since 1982. He holds a PhD in History and a BA in Sociolinguistics. He is currently head of studies and prospective at the Centre for Contemporary Affairs (Government of Catalonia). Devoted Springsteen and Barça fan…
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